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Conference papers

Cartographie du capital social et économique de quelques lignages de l’ancienne noblesse d’Ile de France du XIIe au XVe siècle, à travers l’étude de leurs réseaux de parenté et de dépendance d’institutions ecclésiastiques.

Résumé : L’ancienne noblesse médiévale, celle qui n’a jamais été anoblie, la plus proche du Roi, possessionnée en Ile de France, a-t-elle été victime de la crise de la fin du Moyen Age ? Ou a-t-elle survécu ? Si des contre-exemples de lignages ayant résisté sont identifiés, cette idée de crise peut-elle être remise en question ?, Comment ces anciens nobles franciliens ont-ils multiplié les moyens de subsistance ? Quels sont leurs réseaux de solidarité ? Quels sont les partis et les réseaux d’influence établis par rapport aux institutions de l’Eglise et de l’Etat ? Dans le cadre de ma thèse, je propose de réaliser une étude sur l’ancienne noblesse d’Ile de France de Philippe Auguste à Charles VII, centrée non pas sur le groupe nobiliaire dans son ensemble mais plutôt sur une collection d’individus d’ancienne noblesse, à partir d’une étude prosopographique et d’étude de réseaux de relations entre individus. L’objectif est de pouvoir identifier des nobles ayant échappé à la soi-disant crise nobiliaire des XIVe et XVe siècles et d’évaluer les raisons de la survie de ces nobles. L’identification des solidarités familiales et des réseaux de clientèle permettrait de mettre en exergue les stratégies de survie et de résistance des acteurs nobles face à la crise, la proximité royale étant volontairement mise de côté (une étude future doit se concentrer sur cet aspect). Pour évaluer le capital social des acteurs, je propose de cartographier les relations de parenté, et éventuellement les relations de clientèle et de vassalité au sein d’une collection de plusieurs réseaux égocentrés de lignages du nord de l’Ile de France d’échelle régionale : les Montmorency, les Chambly, les Beaumont-sur-Oise, les Beaumont-en Gâtinais, les Aunay, les Mauvoisin, les Isle-Adam, les Villiers-de-l’Isle-Adam, les Bouteiller de Senlis et les Trie, et de suivre leur évolution entre le XIIe siècle et le début du XVe siècle. Pour illustrer la méthode, je présenterai quelques résultats obtenus à l’aide des outils de détection de communautés via le blockmodelling modélisé dans Ucinet ou l’indice de modularité (méthode de Louvain dans Gephi), et la frise chronologique dans Gephi pour l’aspect dynamique des réseaux. L’autre facteur concerne la survie économique et j’envisage également d’étudier les liens géographiques et les relations économiques entre ces lignages et les centres de ressources économiques que sont les grands centres religieux, monastères, abbayes, chapitres cathédraux. J’envisage pour cela d’appliquer les logiciels d’étude de réseau et le SIG QGIS à un petit lignage test que j’avais déjà présenté à Nice en septembre : les Choisel de Chennevières.
Document type :
Conference papers
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https://hal-univ-paris10.archives-ouvertes.fr/hal-01509391
Contributor : Laurent Nabias <>
Submitted on : Monday, April 17, 2017 - 4:46:02 PM
Last modification on : Tuesday, February 25, 2020 - 11:52:02 AM

Identifiers

  • HAL Id : hal-01509391, version 1

Citation

Laurent Nabias. Cartographie du capital social et économique de quelques lignages de l’ancienne noblesse d’Ile de France du XIIe au XVe siècle, à travers l’étude de leurs réseaux de parenté et de dépendance d’institutions ecclésiastiques.. 2èmes journées RES HIST, Maison de la Recherche – Université de Toulouse-le Mirail, Apr 2014, TOULOUSE, France. ⟨hal-01509391⟩

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